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Publié le 21/07/08 par Alexandre Loisnel

L’attractivité démographique de l’Auvergne

Le 21 juillet 2008

 
L’ARDTA est co-auteur d’une étude sur l’attractivité démographique de l’Auvergne. Vous pouvez télécharger l’étude ici.
 
Cette étude montre que l’Auvergne a accueilli 97 900 nouveaux arrivants entre 2000 et 2005. Parmi eux, 86 400 viennent d’une autre région métropolitaine, 1 300 des DOM-TOM et 10 200 de l’étranger. Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, l’Auvergne connaît un regain d’attractivité qui se traduit par un solde migratoire positif avoisinant 15 000 personnes avec les autres régions métropolitaines.
 
L’Île-de-France et Rhône-Alpes dominent ces échanges mais c’est avec Rhône-Alpes que ces mouvements de population ont le plus augmenté : ils représentent le quart des échanges migratoires de l’Auvergne.
 
Ce constat encourageant cache des résultats contrastés suivant les classes d’âge : le solde migratoire est négatif pour la tranche d’âge 18-29 ans. À la fin de leurs études, ces jeunes partent majoritairement chercher un emploi dans les régions parisiennes ou rhône-alpine. A contrario, des actifs de la tranche d’âge 30-59 ans arrivent en nombre dans la région. C’est sur eux que repose la nouvelle attractivité de l’Auvergne ; ils représentent un tiers de l’ensemble des flux migratoires. Ce constat est assez éloigné du cliché du retour au pays du retraité parisien : parmi les 86 400 nouveaux arrivants provenant d’une autre région métropolitaine, 90 % ont moins de 60 ans, la moitié est venue en famille, près de la moitié exerce un emploi… Sur la période 2000-2005, en ce qui concerne les seniors, les arrivées dans la région sont stables mais les départs moins nombreux ce qui occasionne un solde positif de 5 500 personnes. Phénomène nouveau, la région PACA fournit 10 % de ces seniors nouvellement arrivés en Auvergne, en 3e position derrière l’Île-de-France et Rhône-Alpes.
 
Cette évolution démographique favorable de l’Auvergne n’est pas exempte de menaces. En effet, actuellement, en Auvergne, le nombre des décès dépasse celui des naissances. L’excédent migratoire est le seul moteur de la croissance démographique auvergnate. À partir de 2015, le niveau actuel des migrations ne serait pas suffisant pour compenser le déficit naturel. D’où la nécessité pour la région d’améliorer encore son attractivité auprès de nouvelles populations.
 
En 2005, l’Auvergne compte 10 200 habitants qui cinq ans auparavant résidaient hors de France. Parmi elles figurent 7 200 immigrés, soit 1 % des immigrés nouvellement installés en France métropolitaine. C’est la plus faible part des régions françaises, à l’égal du Limousin et de la Corse. Sur la période 2000-2005, en Auvergne, les ressortissants européens représentent la plus grande part des arrivées (38 % contre 41 % au niveau national). L’Auvergne attire peu les Britanniques (500 entre 2000 et 2005), moins que le Limousin (3 200 sur la même période). À l’inverse, les Néerlandais sont plus nombreux (560) et les échanges avec le Portugal restent toujours importants (440 nouveaux arrivants).

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