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Publié le 08/07/10 par Alexandre Loisnel

L’Atlas du Massif central 2010 vient de sortir !

L’Atlas du Massif central 2010, publié par l’INSEE et dont l’ARDTA est partenaire, vient de paraître !
 
L’Atlas 2010 comporte 4 volets, à télécharger ci-dessous :
 
- Démographie - Attractivité
- Appareil productif
- Organisation territoriale
- Population active
 
Téléchargeable ci-dessous, il met à jour la précédente version.
 
Résumé (INSEE) :
 
L’Atlas du Massif central, publié par l’INSEE, regroupe les principales données caractérisant les hommes et les activités implantés sur ce territoire. Outil pédagogique, il permet de découvrir son unité mais aussi toute sa diversité. Outil d’aide à la décision, il apporte une connaissance objective des principales composantes de ses développements démographique, social et économique.
 
Cet Atlas du Massif central met en relief des données précises en matière d’accueil de nouvelles populations. Les régions du Massif central, depuis quelques années, gagnent à nouveau des habitants, même s’ils se répartissent de manière inégale sur l’ensemble du territoire. Une récente étude du CEMAGREF, en partenariat avec l’ARDTA, a mis en évidence l’impact sur l’économie et l’emploi que représente un afflux de nouveaux habitants, pour des territoires ruraux en particulier. L’atout de cet Atlas est de mettre en regard des données démographiques avec des données économiques et sociales, de mieux comprendre comment des statistiques chiffrées sont, finalement, interdépendantes les unes des autres, donc de mieux comprendre notre société, la façon dont se développe notre région et les enjeux d’avenir pour que vivent nos territoires.
 
Cet ouvrage compte 4 volets :
 
- Démographie et Attractivité :
 
Grâce à un net regain attractif, la baisse de population enregistrée dans le Massif central depuis plusieurs décennies est actuellement stoppée. Le Massif central a aujourd’hui retrouvé une croissance de sa population qu’il n’avait plus connue depuis la fin des années 1950. Ainsi, en 2006, avec 3 835 000 habitants, il a gagné près de 100 900 habitants depuis 1999. Cette évolution démographique favorable se répercute différemment suivant les espaces.
 
Le vieillissement de la population est incontestablement l’un des principaux défis démographiques que doit relever le Massif central. En 2006, la moitié de la population a plus de 43 ans, contre 38 ans au niveau national. Les personnes âgées sont davantage représentées dans les massifs montagneux.
 
Si les dernières tendances démographiques observées se maintenaient, le Massif central compterait 4 151 600 habitants en 2031, soit 8 % de plus qu’en 2006. Les contrastes d’évolution de population resteraient cependant marqués. La croissance démographique s’accompagnerait d’un vieillissement significatif de la population.
 
- Appareil productif :
 
Dans le Massif central, les deux tiers des salariés travaillent dans des établissements permettant de répondre à la demande de la population présente sur ce territoire.
 
L’agriculture du Massif central s’appuie sur un maillage de 73 600 exploitations en 2007 et occupe 15,4 % de la surface agricole utilisée totale. L’élevage de bovins est l’activité dominante.
 
En dépit d’une image rurale, le Massif central dispose d’une réelle spécificité industrielle avec 233 000 salariés.
 
Le commerce regroupe, en 2007, 55 735 établissements. Il rassemble 16,2 % des établissements et 13,7 % des effectifs salariés du Massif central. Avec 12,6 % d’emplois salariés dans l’économie sociale, le Massif central se situe 1,8 point au-dessus de la province et 2,7 points au-dessus de la France.
 
Le Massif concentre 9,0 % des emplois nationaux de la filière bois. C’est 1,5 fois plus que la participation de l’ensemble des activités du Massif à l’emploi national (5,9 %).
 
Le taux de survie à 5 ans des entreprises créées y est plus élevé qu’à l’échelon national.
 
Au sein de ses divers équipements touristiques (campings, hôtels, meublés…), le Massif central peut accueillir 548 000 personnes, soit 13 % de sa population résidente (contre 9 % au niveau national). Cette capacité d’accueil est néanmoins limitée dans les équipements « haut de gamme ». Le PIB par habitant du Massif central est de 22 497 euros en 2005. Il ne représente que 81,1 % du PIB par habitant de la France métropolitaine et 92,6 % de celui de la province.
 
- Organisation territoriale :
 
Dominé par trois pôles majeurs de rang national (Clermont-Ferrand, Limoges et Saint-Étienne), le maillage urbain du Massif central est plus important que celui des autres massifs français.
 
Les échanges de population lient fortement les aires urbaines du Massif central à leur capitale régionale. Au sud du Massif, dans un environnement de faible densité, l’absence d’aires urbaines de taille moyenne représente cependant une réelle faiblesse.
 
La part des cadres des fonctions métropolitaines dans l’emploi est sensiblement supérieure à Clermont-Ferrand ainsi que dans les aires urbaines du sud-ouest et de l’est du Massif qui profitent du rayonnement des pôles toulousain et lyonnais. Clermont-Ferrand, Limoges et Saint-Étienne regroupent 69 % des 9 300 chercheurs et ingénieurs du Massif central.
 
L’étalement urbain s’accélère dans le Massif central. Les communes en périphérie des pôles urbains sont les grandes gagnantes du rebond démographique. Attirant essentiellement des jeunes familles, la population active y progresse beaucoup plus vite que les emplois proposés. Dans l’espace rural, hors de toute influence urbaine, 57 petites agglomérations occupent une position de pôle d’emploi et jouent aussi un rôle structurant majeur avec 11 % des emplois contre 8 % en France métropolitaine.
 
Pour accéder à l’ensemble des commerces et services, les habitants de l’espace rural du Massif central apparaissent sensiblement moins favorisés que les autres ruraux métropolitains. Les territoires de montagne, handicapés par le vieillissement et le faible dynamisme démographique, sont aussi ceux où la population est la plus éloignée des commerces et services. Ce fort degré de fragilité touche 117 cantons, regroupant 297 400 habitants, soit 8 % de la population du Massif.
 
- Population active :
 
En 2006, 1 492 900 personnes travaillent dans le Massif central ce qui représente 5,9 % des emplois de France métropolitaine en 2006, contre 7,0 % trente ans plus tôt. Le secteur tertiaire, qui emploie 1 011 200 personnes, se développe mais reste sous-représenté. Le Massif central conserve de fortes caractéristiques agricole et sylvicole : 6,9 % des emplois en 2006 contre 4,3 % en France de province. Suite au recul de l’emploi industriel, les employés sont désormais la catégorie la plus représentée dans l’économie, devant les ouvriers. Le poids des cadres et professions intermédiaires apparaît en revanche en retrait.
 
Les professions se rattachant aux prestations intellectuelles et à la conception/recherche sont sous-représentées, le Massif étant plutôt tourné vers des secteurs industriels à l’intensité technologique limitée. La fonction « santé, action sociale » connaît une nette progression en lien avec le vieillissement plus prononcé de la population.
 
Sous l’effet de la faible fécondité et d’un déficit migratoire persistant, le Massif central fait partie des territoires où les ressources en main-d’œuvre ont le moins progressé depuis 1962. Cependant, profitant d’une attractivité renouvelée, la plupart des zones d’emploi du Massif semblent avoir retrouvé une croissance de la population active et de l’emploi depuis 1999.
 
Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s’établit en léger retrait par rapport à celui de l’ensemble de la France métropolitaine. Les jeunes témoignent d’une plus forte participation au marché du travail qu’au niveau national. En revanche, le Massif central se distingue par la faible activité des seniors.
 
La population active du Massif central reste moins qualifiée qu’au niveau national. Elle continue de se féminiser, mais les conditions d’emploi des salariées n’en restent pas moins fragiles.
 
Au 4e trimestre 2009, le taux de chômage moyen des zones d’emploi du Massif central s’établit à 8,3 %, sensiblement inférieur à celui de l’ensemble national. Mis en regard avec un autre indicateur, le taux de retour à l’emploi durable, le taux de chômage permet de mettre en évidence trois zones d’emploi qui disposent d’un marché du travail plutôt favorable : zones contiguës de la Lozère et de Rodez ainsi que celle de Loire-Centre. À l’inverse, deux zones auvergnates associent un taux de chômage important et un taux de retour à l’emploi durable faible : Thiers et Vichy.

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