Plus de 1000 participants enthousiastes, des intervenants de haut vol avec de nouvelles approches parfois dérangeantes, des cas exemplaires dans les ateliers et une ambiance dynamique et conviviale : c’est en ces quelques mots que peut se résumer la 2ème édition de l’Université Européenne de l’Accueil de nouvelles populations, coorganisée par l’Agence Régionale des Territoires d’Auvergne et le Collectif Ville Campagne à Clermont Ferrand les 18, 19 et 20 juin derniers.
Ainsi, le thème de l’accueil de nouvelles populations a démontré sa capacité à rassembler un vaste public de professionnels français et européens autour d’un sujet de plus en plus incontournable dans la mise en place de nouvelles politiques de développement territorial.
L’accueil et l’installation des migrants sont aujourd’hui non seulement une nécessité économique mais aussi un véritable enjeu de société pour assurer la préservation d’un patrimoine et l’identité d’un territoire.
La communication sous tous ses aspects était cette année le thème au centre des débats. Désireux d’attirer de nouvelles populations, de nombreux territoires ont un besoin réel de communication. Dans ce contexte, l’intervention de Guillaume Erner, sociologue des tendances, a bien mis en évidence l’impact que les images peuvent avoir sur la perception des territoires par les migrants.
Mais c’est la place de la relation humaine qui retrouve aussi sa juste valeur au centre de ce dispositif, comme élément essentiel de succès et d’intégration. C’est ce que Dominique Wolton a présenté lors de son intervention où il a souligné « que le plus important reste la communication humaine ».
Les ateliers, qui présentaient les expériences de nombreux territoires, ont aussi mis l’accent sur l’enjeu d’impliquer les populations pour partager l’ambition d’accueil et faciliter le vivre ensemble sur le territoire.
Pour tous, la leçon de géographie, proposée par Virginie Raisson et Jean Christophe Victor, a permis de constater que la plupart des flux migratoires s’expliquent par des mouvements de populations volontaires au sein d’espaces de libre circulation tels que l’espace Schengen.
Les flux démographiques et les mouvements de populations n’affectent pas que la France. Pour preuve les délégations italiennes, espagnoles et portugaises qui ont participé activement aux différents débats et ateliers, et la Suède, pays invité lors de cette 2ème édition, qui a pu témoigner de son expérience et de sa stratégie positive en matière d’accueil. Une demi-journée a d’ailleurs permis à ces différents pays d’échanger sur leurs pratiques et de réfléchir ensemble à la création d’une association européenne autour des questions d’accueil de nouvelles populations.
Par rapport à 2006, l’Université 2008 a nettement vu les effectifs hors Auvergne, français et étrangers, augmenter, contribuant à donner à l’événement un caractère international, tant au niveau des intervenants que des participants.
Les Français hors Auvergne représentaient 41% des participants et venaient de 55 départements différents. Les étrangers, 7% des effectifs, étaient originaires de 9 pays différents.
Mais l’Université a aussi confirmé sa vocation de lieu de rencontre pour le Massif Central avec 16 % des participants.
La pertinence d’une telle Université a donc été plus qu’affirmée en 2008 … Rendez-vous en 2010 pour la 3e édition !
Pour plus d’informations, les Actes de l’Université seront bientôt disponibles en ligne sur le site Internet : www.accueil-populations.com